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Textes et photos du 1er lieutenant Bouchat

 

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 1er lieutenant Bouchat

LE 6ème  BATAILLON DE WATSA

(Publié dans le bulletin du CRAOCA n°2/2003, pp. 53-57)

 1. ORIGINE

            Je n'ai aucune archive me permettant de retracer l'histoire de ce 6ème bataillon sauf peut-être un détail qui aura certainement sa place dans le puzzle.

            La compagnie d'appui, que j'ai commandé effectivement du 27 février 1957 au 29 juin 1960, s'appelait au cours de la seconde guerre mondiale "compagnie Mi" et les archives de mon unité, datant de la guerre, étaient signées SCHOELLER, ex gouverneur de la Province Orientale, ex Vice-gouverneur de Congo belge et ex grand Maréchal de la Cour. J'ai eu l'occasion alors qu'il était Gouverneur de province et en visite à Watsa de lui montrer ces documents, lui rappelant ainsi le temps où il était lieutenant de réserve, commandant la compagnie Mi/6 Bn !

2. 1957-1960

            Au moment où je prends le commandement effectif de la compagnie d'appui, soit le 27/02/1957, le bataillon est commandé  par le lieutenant-colonel VAN DER SLUYS, le commandant en second est le major VERWAYEN et les commandants de compagnie sont respectivement le commandant HOSTIE pour la compagnie état-major, le lieutenant Willy MELIS pour la 1 fus., le lieutenant Marcel SIMONS pour la 2 fus. Et le lieutenant NOE pour la 3 fus. Le lieutenant Florent JACOB commande le peloton génie et a, de ce fait, participé à la construction du tout récent camp de Watsa, raison pour laquelle je le mentionne car il ne fait partie du 6ème bataillon. Je laisse à mes camarades le soin de détailler leur encadrement. En ce qui concerne l'EM/BN, le lieutenant SCHOETERS est S2, le lieutenant Guy SCREVE S4, l'adjudant-chef de FOSSE de TAVESNES est adjoint S4 mais je pense que l'adjudant-chef HERMAN, qui est secrétaire de Bn, est mieux à même d'en donner les détails. 

            La compagnie d'appui se compose de 3 pelotons : le peloton Mi.30 dont le commandement est assuré par l'adjudant SMETS, l'adjudant VALENTYNS a en charge le peloton Mo 81 mm. Et le 1er sergent LOLIKI fait office de chef de peloton canon 75 mm. SR. Mon 1er sergent-major de compagnie est Albert TSHIMANGA.

            Le 6 Bn est un bataillon "campé", d'intervention, placé à proximité des frontières du Soudan et de l'Ouganda.

            Au tout début de 1957, la politique et le syndicalisme commencent à faire des ravages dans les grandes villes mais n'atteignent pas encore ce coin des Uele. La vie de garnison est donc sans histoire: exercices, inspections Comgroup et Comchef, périodes de brousse et de tir (Moku) rythment la vie d'un chacun.

Les départs et les arrivées se succèdent et, sans pouvoir donner de dates précises, je cite pêle-mêle:

-         le remplacement du Lt-Col. VAN DER SLUYS par le Lt-Col. MERCKX

-         l'arrivée du Lt HOSDAIN qui remplace le Cdt HOSTIE à la tête de la Cie EM.

-         le départ du peloton Génie pour Gombari

-         le départ de l'adjudant SMETS remplacé par l'adjudant GIJS.

-         Le départ de l'adjudant VALENTIJNS remplacé par le S/lt. Jan JANSSEN.

-         La formation du peloton Mo 4"2 etc..

Je laisse le soin à un chacun de donner les informations qui le concernent.

      Nous arrivons ainsi en fin d'année 1958 et tout semble encore calme; un détail peut-être est à souligner, la suppression du "fimbo" à dater du 1er janvier 1959, ce qui fait dire à mon gradé d'élite Albert TSHIMANGA "mon lieutenant, Congo esili mpo ya bamindele !" TSHIMANGA partira en cours d'année pour Luluabourg afin de suivre les cours d'adjudant et sera nommé fin 1959. 

      Sans qu'il y ait, bien entendu, de rapport de cause à effet, les événements du 4 janvier 1959 éclatent dans le Bas Congo sans faire de vague au sein du 6 Bn

      Les choses semblent bouger, le 4 janvier 1959, le colonel VAN HOOREBEKE chef d'Etat-Major FP (qui fut d'ailleurs mon commandant de bataillon à Elisabethville lors de mon 1er terme 1953-1956) me demande ainsi qu'à quelques autres d'ailleurs "un portrait du soldat moyen et du gradé rengagé" (cf Bulletin trimestriel du CRAOCA, n°1 mars 1988, pages 43 à 49).

      Le 15 octobre 1959, inspection de Comgroup; une soirée, très réussie d'ailleurs, est organisée en son honneur et, à l'issue de celle-ci, il nous dira que nous aurons bientôt l'occasion de nous revoir mais dans des circonstances plus pénibles

      Ici encore l'effet ne se fait pas attendre, le 31 octobre peu avant midi, je suis appelé chez le commandant de Bn, je reçois l'ordre de me diriger vers Stanleyville avec ma compagnie  et de me présenter au Comgroup. Accompagné du s/Lt JANSSEN, nous quittons Watsa vers 16 h. et la colonne se compose des 21 jeeps organiques et des 3 camions banalisés. Arrivés au groupement le 1er novembre 1959 nous nous installons au camp KETELE où nous recevons LUMUMBA comme détenu ! Nous devons aussi assurer le M.O. au "belge" avec un peloton motorisé (patrouilles) et la 2 fus. (Lt SIMONS) qui nous a rejoint par avion. Après quelques jours, les choses étant calmées à Stan., la 2 fus doit repartir pour le Ruanda tandis que mon unité, parce que motorisée, doit intervenir là où il y a de l'agitation. C'est ainsi que nous passerons 8 jours à YANGAMBI (station INEAC) et 8 jours à BANALIA. Nous rentrons à Watsa le 30 novembre 1959. 

      Les choses ont donc changé mais je peux affirmer que le 6 Bn., à l'aube de l'année 1960, est une unité disciplinée sur laquelle on peut compter, cela doit être dit. 

      Dès mon retour de Stan., on me donne pour instruction d'être toujours prêt à partir avec un "lift" de 120 hommes dans les 4 heures qui suivent (21 jeeps, dotation de guerre en munitions et 3 jours de rations de campagne).

      L'année se termine sans incidents majeurs, toutes les unités sont rentrées (Ruanda etc.) et beaucoup d'O.S.O. s'en vont, fin de terme (MELIS, SIMONS, NOE etc.) ou mutés (Jan JANSSEN, un de mes chefs de peloton s'en va à BUNIA). Ils seront remplacés par de jeunes officiers                                 

venu de Belgique ou recrutés sur place. Je tiens ici à leurs rendre hommage, sans les citer pour ne pas froisser leur pudeur, car ils arrivent dans une période qui devient de plus en plus trouble, sans parfois connaître le Lingala et seront confrontés à des situations et des responsabilités pour lesquelles ils n'auront que peu de temps de préparation.

      Le 16 janvier 1960 à 16 h. je reçois l'ordre de  faire mouvement avec un "lift" de 120 hommes vers BUNIA où des avions nous attendent; aucune autre précision ne m'est donnée, ni mission, ni lieu de destination, ni durée. Nous quittons le camp à 20 h., le Lt.-Col. MERCKX est de la partie ainsi que mes deux chefs de peloton européens: l'adjudant GIJS et le sous-lieutenant MICHAUX qui a remplacé  Jan JANSSEN. La colonne arrive à l'aube, 2 C119 et 3 DC3 nous attendent; nous embarquons immédiatement hommes, matériel et les 21 jeeps. La capitaine MIGLIAVACA, commandant cette petite flotte aérienne nous signale enfin que sa destination est LULUABOURG que nous atteindrons en fin de matinée. Le trafic aérien est intense et beaucoup d'unités arrivent pour calmer cette guerre BALUBA-LULUA, car c'est de cela qu'il s'agit !

      Je me vois attribuer le secteur de LUEBO avec départ immédiat (environ 300 Km). Un troisième chef de peloton m'échoit qui n'est autre que l'adjudant Albert TSHIMANGA que j'accueille avec la plus grande joie. Nous atteignons LUEBO dans la soirée du 17.

      L'état d'exception est décrété. Pour la petite histoire, la compagnie est divisée en trois sous-unités, une fixe à la limite du "belge" de LUEBO (mission protestante américaine), la seconde, mobile (21 jeeps) qui patrouille dans tout le secteur et la troisième enfin en réserve, avec les camions banalisés (prêtés par la base de LULUABOUIRG), prêt à intervenir soit dans le secteur, soit dans le centre extra-coutumier.

      Après trois semaines, la Cie d'appui/6 Bn est remplacée par une unité du 12 Bn et nous devons faire mouvement vers TSHIKAPÄ, le Lt.-Col. MERCKX demeurant à LUEBO. Le territoire est notre secteur et la pacification notre mission.

      Cette intervention ne prendra fin que le 7 mars 1960, date de notre retour vers WATSA.

      La situation s'est considérablement modifiée sur la plan politique, la fièvre électorale s'est emparée de tous les candidats, des pressions s'exercent, des incidents éclatent un peu partout mais en ce mois d'avril 1960, le 6 Bn est toujours une unité sûre et disciplinée. Les unités interviennent souvent et un peu partout. Il m'est difficile de retracer avec précisions toutes les interventions mais il y a en permanence au moins une unité de fus. à Stan., unité relevée périodiquement et des opérations MROP ponctuelles effectuées par mon unité (WAMBA, ARU, ARUA, frontière soudanaise voire ougandaise). Cette situation durera jusqu'à fin juin.

      Il faut signaler que les unités en action à Stan sont maintenant travaillées politiquement et leur retour au camp est suivie d'actions psychologiques de la part du cadre européen pour enrayer le mal causé par les politiciens.

      Le 26 juin, je suis requis pour aller rechercher à BUNIA et ramener à WATSA les élèves internes à BUKAVU et qui rentrent pour les grandes vacances. Les routes sont, paraît-il peu sûres, des barrages sont à craindre mais le voyage se fait sans incident. Un détail cocasse: trouvant étrange de voir dans les villages indigènes les cases entourées d'un "lupango" constitué de simples "baka", mon chauffeur, DAGBAYOSA, m'explique que selon les promesses des politiciens, il doit pleuvoir de l'argent le jour de l'indépendance et chacun, bien entendu, délimite soigneusement sa parcelle afin de récolter ce qui lui est dû.

Le bataillon prépare maintenant le grand jour. D'un commun accord, à tort peut-être mais dans un souci d'efficacité, nous ignorons les ordres d'organiser un referendum (= soviet !) pour élire les cadres autochtones et nous décidons de remettre le commandement de nos unités aux gradés les plus anciens, lesquels, à notre sens, seraient les plus efficaces si le bataillon devait intervenir que ce soit en MROP ou contre une éventuelle agression venant de l'étranger car, ne l'oublions pas, nous sommes dans une importante région aurifère ! C'est un adjudant de la 2/6 qui deviendra commandant de bataillon. Le sergent-major LOLIKI deviendra commandant de la compagnie d'appui. 

Et le 30 juin arrive ! Le salut au drapeau est émouvant, notre drapeau belge est amené et les couleurs du nouvel état indépendant sont hissées, le cadre autochtone est en place, devant les unités respectives et les européens, devenus conseillés, sont en retrait. Les épouses des OSO européens, aidées de "mama", ont préparé le dîner. Le camp tout entier est transformé en une immense "friterie", cela s'est fait par compagnie et à midi, tout le camp militaire, femmes, hommes et enfants, blancs et noirs confondus partagent fraternellement ce repas de l'indépendance. Une fraction de la 1ère compagnie est absente, toujours en opération à Stanleyville, c'est un détail qui aura son importance. 

Les premiers jours de l'indépendance se passent relativement bien; c'est-à-dire que les nouveaux chefs s'appliquent au commandement, aidés par les conseillés mais la radio diffusent les tristes événements de Léopoldville et des incitations déguisées à la révolte. Beaucoup de soldats ont des postes portatifs et prennent les informations en fin de journée. Chaque soir, je me rends d'ailleurs dans mon ancienne unité pour écouter les nouvelles avec eux, les commenter et tenter de leur faire comprendre que la seule situation réelle est celle qu'ils connaissent à Watsa, que s'est la seule à prendre en considération  sans s'occuper de se qui se passe ailleurs. Puis arrive la sécession katangaise et les noirs, nos noirs ne comprennent plus ! 

Nous voici le 11 juillet, tout le monde est au salut au drapeau quand une colonne tonitruante fait son entrée dans le camp, il s'agit des éléments de la 1 fus. Qui reviennent de Stanleyville. Ils ne sont pas sitôt rentrés que la situation devient des plus confuses. Des bruits circulent que des paras attaquent Watsa et c'est la débandade vers l'armement et les munitions. Je suggère au nouveau chef de la compagnie d'appui de rassembler son unité dans un premier temps dans son quartier de compagnie, de mettre les pièces en batterie et d'interdire l'accès de ce périmètre aux autres unités. L'adjudant GIJS a été envoyé en mission au territoire par le colonel MERCKX et j'apprendrai peu après qu'il a été battu et blessé par des policiers noirs. Je n'ai pas pensé à lui à ce moment et m'en suis d'ailleurs voulu ! Divers bruits me parviennent concernant notamment le lieutenant SALMON qui serait en difficulté. Je parviens à décider LOLIKI, le nouveau commandant de la compagnie, d'envoyer une patrouille pour le dégager et de placer une autre patrouille pour interdire l'accès aux maisons des européens, ce qui sera fait. Une confusion extrême semble régner puis j'apprends que les européens du camp sont rassemblés dans la salle de police. Le brave LOLIKI acceptera encore de se rendre à l'EM/Bn pour faire cesser cette situation. C'est escorté de toute la compagnie que MICHAUX et moi-même allons rejoindre nos camarades qui seront libérés quelques minutes après. Seul le capitaine VAN DE PUT manque, j'apprendrai que, blessé, il a été hospitalisé. 

Chacun rentre chez soi et le lendemain, le "cirque" commence ! Toujours sous la pression de la 1 fus. Rentrée de Stan., les élections des nouveaux chefs sont décidées de même que la sélection des européens "désirables" et "indésirables". LOLIKI va payer durement sa fidélité car il est destitué, battu et incarcéré. Il sera muté peu après notre départ et me donnera d'ailleurs de ses nouvelles par lettre deux ou trois mois plus tard de même que d'autres gradés, lettres que je garde précieusement. Je ne sais qui a repris le commandement de la compagnie d'appui car j'ai refusé tout contact et remise de commandement tant que LOLIKI ne serait pas libéré. 

Chaque maison d'européen a maintenant "une garde de protection" et les pauvres noirs, qui en réalité sont chargés de nous surveiller semblent vraiment mal à l'aise. Nous conservons notre liberté de mouvement mais toujours avec un "zamu" attaché à nos pas. 

Le samedi 16 juillet matin, le départ des femmes et des enfants est décidé et une colonne automobile s'en va vers JUBA. Nos familles rentreront en Belgique dans de vieux avions-cargos libyens via Karthoum et Bengasi en compagnie du colonel MERCKX ! 

Ce même 16 juillet début d'après-midi, un gradé se présente chez moi et me demande de les accompagner car une colonne de parachutistes belges, venant de BUNIA, se préparerait à attaquer WATSA, chose qui me paraissait invraisemblable. Je décline bien entendu cette invitation de combattre mes compatriotes. Une colonne de la 3 fus est envoyée et rentrera dans la nuit en hurlant "tobumi bamindele". J'aurai l'occasion en janvier 1961 de rencontrer le commandant Bontemps, du 1er Chasseurs ardennais, qui commandait la colonne et il y eut effectivement 3 victimes parmi les blancs aux environs de VIEUX KILO. 

Je n'ai plus rien à signaler, sinon que le 21 juillet, le lieutenant GLORIEUX, l'adjudant BAILLY et moi-même sommes descendus à l'hôtel BURSENS pour fêter la fête nationale belge ! 

Le 23 juillet, une semaine jour pour jour après le départ des femmes et des enfants, des éthiopiens de l'ONU nous demandent de former une colonne qui doit rejoindre PAULIS puis embarquer dans un avion chargé du rapatriement des "indésirables". Les "désirables" nous suivront d'ailleurs quelques jours après !

                                                                                 Liège, le 11 février 1989

          

                                   

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 Fin de congé j'ai été désigné comme commandant de la compagnie armes lourdes au 6ème bataillon à Watsa en février 1957, la vie se déroula paisiblement jusque qu'en octobre 1959. Le 31 de ce mois j'ai fairs mouvement avec toute ma compagnie vers Stan, en état d'exception et j'ai eu l'occasion d'avoir "Lumumba" comme prisonnier au camp Ketele (et j'en aurais des choses à dire sur ce triste personnage). Cette opération militaire a duré 1 mois mais début janvier 60, il m'était enjoint de faire mouvement avec 120 hommes, dotation de guerre, et de nous rendre à Bunia. Je ne savais rien d'autre et c'est à l'aérodrome que j'appris que nous devions nous rendre au Kasai, toujours en état d'exception, pour mater la guerre sanglante que se livraient Baluba et Lulua. C'est au retour, soit début mars, que fut prise la photo, devant les 2 C119 et 2 DC3 qui nous avaient ramené. La dernière photo enfin me mène 47 ans plus tard. J'aime toujours autant les noirs et chaque fois que j'en rencontre un, je parle Lingala avec lui et il est tout heureux de rencontrer en Belgique quelqu'un parlant son dialecte !

    

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 Photo prise en 1958 des officiers et sous-officiers du 6ème Bataillon de Watsa. Au 1er rang et de gauche à droite 1. 1er lieutenant Hosdain, commandant la compagnie état-major 2. 1er lieutenant Mélis, commandant la 1ère compagnie 3.Major Verweyen, commandant en second du bataillon 4. Lieutenant-colonel van der Sluys, commandant le bataillon 5. l'aumonier catholique du bataillon 6. 1er lieutenant Bouchat, commandant la compagnie armes lourdes 7 1er lieutenant Simons (père de Saskia) commandant la 2ème compagnie 8. 1er lieutenant Noé, commandant la 3ème compagnie. debout de gauche à droite 1. Screve

 

           

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 En tête le 1er lieutenat Bouchat suivi de l'adjudant Smets et de sa compagnie armes loudes au cours du défilé du 21 juillet 1957 (devant les bureaux du territoire à Watsa)

          

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   l'adjudant Delcour

          

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 l'officier en avant est le lieutenant Hosdain
 à sa gauche, le lieutenant Voet
 à sa droite, le lieutenant Scrève
 En arrière, le lieutenant Melis

          

 J'ai terminé mon 1er terme comme officier sportif du 1er groupement (Katanga-Kasai, soit ± 25 x la Belgique) et en congé dès le 22 juillet 1956, je devais m'occuper des sportifs congolais de la FP qui devaient participer au championnat de Belgique d'athlétisme au Heysel au mois d'août. Il faut dire qu'à ce temps là les congolais qui battaient un record de Belgique d'athlétisme étaient homologués "champion de Belgique". En attendant le championnat, je les entraînais sur des terrains belges (dont la plaine de Droixhe) et leur faisais visiter la Belgique. C'est ainsi que nous avons été reçu à Ostende, par le bourgmestre de cette ville, nous avons visité le Val St-Lambert où chacun à reçu un petit cadeau en cristal, la brasserie Piedboeuf qui a fait déguster de la bière à tous les participants et enfin le journal "La Meuse" (où mon père était directeur-adjoint) et où cette photo a été prise) On peut voir de gauche à droite: Le 1er lieutenant Bouchat (en civil) L'adjudant-chef ? également en civil Tshikana, recordman du Congo du saut en hauteur (à 1 cm seulement du record de Belgique) Bwana, recordman de Belgique du 800 m. Bontamba, recordman du Congo du 400 m. haies Mangwele, recordman de Belgique du javelot. Bwana et Mangwele ont confirmé leurs titres. Cela devait être dit, Blog de ecoledewatsa : Une école au Congo Belge dans les années 50, Watsa, Page 16) Camps militaire de Watsa

pour faire comprendre à tous nos détracteurs que le Congo ne se portait pas si mal en ce temps-là. Le général Janssens, pour lequel j'ai toujours une grande admiration, eut bien raison de dire, devant la statue de Léopold II à Bruxelles "Sire, ils vous l'ont cochonné". Je n'étais pas encore rentré à cette époque, sinon je l'aurais volontiers accompagné dans sa déclaration.  

 

 Camps militaire de Watsa 1967    

   

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Poste de Garde et cachot du camps militaire de Watsa

 

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  Porte de droite du poste de garde est celle de l'entrée, puis une grande place dans  laquelle donne un couloir, de chaque coté il y a 10 cachots ( donc 20 au total)

 

 

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  L'intérieur d'un cachot où bon nombres de nos parents se sont retrouvés enfermés

 

 

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 Famille Bouchat

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Gangala na bodio en 1959 (je pense) A ce moment Gangala était sous la direction du commandant Lefèbvre (de la F.P.) et nous y allions de temps en temps passer un week-end en compagnie du lieutenant Simons, son épouse Anne-Lies et les enfants Saskia, Serge et Marc

 

 

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Quelques années plus tard, les deux à droite, le blond est Marc et le brun Philippe 

 

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A la piscine du club mine de Watsa, le blond est Marc et le brun Philippe avec leur maman

(décédée le 19-05-1988)

 

          

 

 

vendredi 29 avril 2011 00:49



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